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J’ai eu la chance de voir l’artiste en scène près d’une dizaine de fois (!) lors de ses récitals en Belgique dans les années 60. Ce furent des souvenirs marquants. Chez lui, l’engagement physique, la puissance expressionniste des interprétations étaient bouleversantes. 

Et évidemment impossibles à retrouver aujourd’hui. 

Cette démesure pouvait (et peut encore aujourd’hui) rebuter. 

Il y a les inconditionnels et les autres...

 

Un jour le déclic s’est fait. Sans doute parce qu’au delà des chansons proprement dites, c’est son univers qui m’a profondément marqué : des chansons un peu naïves et empreintes d’idéal des débuts à l’approche nostalgique et tragique du dernier disque, en passant par l’humour décalé, belge... L’humanité qui se dégage de son oeuvre est prégnante, les peintures qu’il fait de la vie et de la société peuvent être retravaillées d’une autre manière que celle des interprétations magistrales qu’il en a données. 

Comme pour «Aragon mis en musique» en 2021 et «Brassens a 100 ans» en 2021/2022, le projet Brel n’est pas conçu au départ comme une simple succession de chansons: elles seront entourées de présentations, de commentaires, d’improvisations musicales. 

Le travail est en cours grâce à la participation au projet de deux musiciens talentueux: Gaëtan Casteels, contrebasse et Thibault Dille, accordéon. 

Bernard Debroux 

- Bruxelles : Écuries de la Maison Haute à Boitsfort : ven. 24 mars

- Liège : Ecuries du Manège Fonck : sam. 1er avril

- Namur : Maison de la Poésie : mar. 4 avril

- Bruxelles : Atelier Marcel Hastir : ven. 6 octobre

- Prieuré de Grignan (Drôme-FR) : ven. 18 août

- Bibliothèque de Faucon (Vaucluse-FR) : sam. 19 août

- Théâtre de Verdure de Mollans (Drôme-FR) : dim. 20 août

Récital Jacques Brel

Bernard Debroux

Samedi 1er avril 23 - 20h30 (Ecuries Manège Fonck)
Tarif plein : 15€ - Tarif réduit : 10€*
(*–25 ans, séniors (+65 ans), demandeur·se·s d’emploi, professionnel·le·s du spectacle)

Je n’avais pas imaginé depuis ces dernières années où j’ai renoué avec une passion ancienne pour la poésie et la chanson française en allant à la rencontre de publics intéressés par ce répertoire singulier qu’on ne cesse de redécouvrir, que j’allais un jour consacrer un programme entier à Jacques Brel. 

 

Les projets que j’ai mis sur pied jusqu’ici, visaient à mettre en valeur la qualité des textes et des musiques dans une approche où dominent la sincérité, la simplicité, la sobriété. 

Privilégier l’intériorité plutôt que l’extériorité. Créer de l’intimité, en appliquant aux interprétations que je proposais la définition qu’Antoine Vitez donnait de la mise en scène de théâtre : l’expression de soi par le détour d’un texte. 

Cette approche induisait un type de répertoire et de musique qui s’y prêtaient. 

Lorsque des oeuvres que j’aimais et désirais présenter étaient d’avantage conçues dans un registre plus «vigoureusement» expressif, je les adaptais à ma vision, ma voix, mon univers sensible. 

 

Dans mes récitals «Voyage dans la poésie et la chanson françaises», les chansons de Jacques Brel que j’interprétais étaient celles qui se prêtaient à cette vision comme Les marquises ou Jaurès. 

Régulièrement, à l’issue des spectacles, des spectatrices et spectateurs m’ont encouragé à travailler le répertoire de Brel et d’y consacrer un tour de chant entier. 

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