

autour du poète Jacques Izoard
► Jeudi 5 février - 19h30 - Ecuries | Manège Fonck
(Ticket 7€/5€ + Article 27 + prix de soutien à partir de 12€ )
PROJECTION • court-métrage inédit Les Sessions du Bourdon
SCÈNE POÉTIQUE OUVERTE (inscriptions sur place)
LIBRAIRIE ÉPHÉMÈRE par Livre aux Trésors
Avec :
Laurent Demoulin
Emmanuèle Imhauser
Karel Logist
Kathleen Lor
Selçuk Mutlu
Frédéric Saenen
Eugène Savitzkaya
Les Sessions du Bourdon
Jacques Izoard (1936-2008) occupe à coup sûr une des toutes premières places parmi les poètes belges de la seconde moitié du siècle. Ce fut en effet depuis sa jeunesse un des animateurs les plus actifs de la vie poétique de Belgique : en 40 ans, il a noué d’innombrables relations avec des poètes de tous pays.
Les poèmes d’Izoard paraissent influencés par un certains surréalisme d’après-guerre. Sa poésie, libre de tout modèle ou de toute mode, s’avère fondamentalement sensuelle, se nourrissant plus particulièrement de la vue et du toucher : l’œil et la main, les lèvres et le corps disent ce qu’ils voient et touchent, en des poèmes que leur brièveté elliptique ne coupe nullement du monde. Le lecteur de cette poésie physique laissera les mots fétiches d’Izoard lui communiquer cette perception empathique du monde sensible, moins dite qu’habitée par un langage libre et puissant.
• Co-organisation Manège Fonck/Festival de Liège • Maison de la Poésie Jacques Izoard • Société libre d'Émulation •
• Laurent Demoulin enseigne la littérature à l’ULiège. Il a publié de nombreux articles et plusieurs livres : des études universitaires dont « Une rhétorique par objet » : les mimétismes dans l’œuvre de Francis Ponge (Hermann, 2011) et Savitzkaya ou la nouba originelle (Mimesis Edizioni, 2021), huit recueils de poèmes, dont Ulysse Lumumba, (Le Cormier, 2014) et Régulier / irrégulier (L’Herbe qui tremble, 2025), un recueil de nouvelles, Les Petites Mythologies liégeoises co-écrites avec Jean-Marie Klinklenberg (Tétras-Lyre, 2022) et un roman, Robinson (Gallimard, 2016, Folio, 2018), qui lui a valu le prix Rossel 2017 et qui est traduit en plusieurs langues.
• Emmanuèle Imhauser naît en 1959 à Bukavu. Après des études de régente littéraire (français-histoire-morale), de théâtre (Conservatoire d'Art dramatique) et de Communication (ULiège), elle entreprend une thèse en Anthropologie culturelle auprès du Professeur P.P. Gossiaux. Après le décès de J. Izoard qu'elle admirait beaucoup, elle lui dédicace son premier livre : Mise en pages qu'elle publie à l'Atelier de l'agneau en 2012, puis Intempéries en 2015, chez le même éditeur. Lauréate d’une bourse de la FWB - Bourse d'appoint 2021 pour un nouveau texte.
• Karel Logist est né en 1962. Entre 1998 à 2011, il anime la revue Le Fram, sa maison d’édition et ses rencontres. Depuis quelques années, il collabore à la revue Boustro. Auteur d'une vingtaine de recueils de poèmes chez divers éditeurs, il est aussi critique littéraire, pour Le Carnet et les instants, et animateur d’ateliers d’écriture poétique. En 2022, les Éditions L'Herbe qui tremble ont publié Tout est loin aux et le Cactus inébranlable son premier recueil d'aphorismes Faut-il dire la vérité aux éléphants ?
• Kathleen Lor. Avec un tablier, sur un coin de table, les mains dans la farine, la terre ou sur des peaux, Kathleen Lor s’écrit à elle-même depuis des profondeurs bavardes dont le sens ne se saisit que quelques décennies plus tard. Elle nous parvient d’un vieil aquarium où dort une tortue oubliée, d’un quartier où l’enfance se cache encore, d’un trapèze où l’absent se balance. Elle n’est pas sûre tout à fait de son existence, ni de sa nécessité mais, tant qu’il restera des questions à poser, des doutes à mûrir, des chagrins à transformer, sa voix et ses mots seront bien utiles, libres et vivants.
• Frédéric Saenen (1973) est auteur de romans et d’essais littéraires et également critique littéraire (blog du Carnet et les instants) et rédacteur en chef de la Revue générale. En 2025, il a publié une biographie très remarquée de Léon Degrelle chez Perrin ; la première étude jamais consacrée dans le domaine françophone à Albert Caraco, « Mon œuvre est ma vengeance ». Essai sur la pensée radicale et gnostique d’Albert Caraco (Presses Universitaires de Liège) ; et un essai sur la question de L’écrivain et l’arme. Histoire d’une fascination (Le Polémarque).
• Selçuk Mutlu (1975). L’artiste et poète d’origine turque vit et travaille à Liège. « Celui-ci a un jour été qualifié de « dandy inquiet », ce qui lui va plutôt bien. Aujourd’hui, le concept de « dandy » est devenu relativement inhabituel, on a d’ailleurs tendance à le confondre avec « snob ». Pourtant, l’un des critères du dandysme consiste précisément à pouvoir relativiser son propre moi. L’ironie est au cœur de cette notion. L’inquiétude de Mutlu n’est pas d’ordre paranoïaque, mais se situe plutôt dans un pessimisme obstiné et se traduit par une quête constante des moyens d’expression les plus efficaces : exécutions rapides et spontanées, ellipses et répétitions formelles, dessins, peintures, vidéos, installations, performances éphémères, poésies écrites ou proférées. (…) Séduction et châtiment, victoire et défaite, provocation et souffrance, privé et public : dans le labyrinthe du travail de Mutlu, il faut sans cesse réaffirmer son choix, dont, pourtant, chaque élément est inextricablement mêlé à son contraire. » Sara Weyns, directrice du Middelheimmuseum, Anvers.
• Eugène Savitzkaya, né à Liège en 1955. A publié dix-huit livres aux Editions de Minuit (romans et poésie). Dernier livre paru chez Minuit : Fou de Paris.
A publié « Mongolie plaine sale » chez Seghers en 1976; « Les couleurs de boucherie », Christian Bourgois, 1980 et Flammarion 2019); « Saperlotte » et
« Fou civil » aux éditions Flohic, 1997, 1999 et d’autres aux éditions de l’Atelier de l’Agneau, à La Cécilia, le Temps qu’il fait, Didier Devillez, Yellow Now, Le Fram chez qui il a publié « Aux prises avec la vie » (2002), en collaboration avec la compagnie théâtrale Transquinquennal.
Collabore régulièrement avec des artistes plasticiens (Favier, Poitevin, Velikovic, Kozakis, Kandilaptis, François).
Œuvres dans l’espace public : une phrase de 200 mètres de long inscrite sur le sol de l’esplanade Saint-Léonard à Liège ; place Mansaert à La Louvière. Plusieurs expositions personnelles de dessins et de peintures à la Galerie Didier Devillez.
• Eric Doppagne. Depuis 2019, il a réalisé et diffusé en ligne une série de plus de 300 captations vidéo « les Sessions du Bourdon » qui mettent en lumière des artistes en situation expérimentale. Ses courts-métrages embrassent, avec une curiosité contagieuse, une large palette de styles et textures sonores, revêtant les formes d’improvisations performatives, musicales et/ou poétiques, comme de concerts. Le cadre intimiste des Sessions du Bourdon, conjugué à leur esthétique brute, permet une immersion qui approche au plus près, et avec authenticité, de la dynamique de création d’un nombre toujours plus important d’artistes, issus de la scène locale et internationale.



